1887
Volume 44, Issue 2
  • ISSN 0521-9744
  • E-ISSN: 1569-9668
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Abstract

AbstractExamining the prologue to the Greek Ben Sirach, this article tries to describe how the Greek translators of religious texts perceive the difficulties and the limits of their task. Conscious of the changes resulting from the passage of one language to another, they conceive their work as inspired by God. Therefore the work translated does not appear as a simple translation mechanically done, but as a new text reflecting the conception of the inspired translator whose faith is the warrant for the quality and accuracy of the translation. Two other comments on translation are taken into account : Corpus Hermeticum XVI and the Letter of Pseudo-Aristeas on the translation of the Septuagint. The examination of these texts leads to the conclusion that ancient translators of religious writings strove to show the vision of truth as they saw it in the original text to the new audience using another language. This conception of translating will be followed by Latin translators adopting, like Hieronymus, the principle of literality for the translation of the Bible, since in the Holy Scripture even the word order is mystery, as the Father says. A comparison with the modern theory and practice of translation of religious texts is also instructive for the modern translator. It can incite him to be careful of the likelihood of changing the sense of the original he is translating.RésuméEn examinant le prologue de la version grecque du livre de Ben Sirach le Sage, cet article décrit comment les traducteurs grecs de textes religieux perçoivent les difficultés et les limites de leur tâche. Conscients des changements consécutifs au passage d'une langue à l'autre, ils conçoivent leur travail comme inspiré par Dieu. Par conséquent, l'oeuvre traduite n'apparaît pas comme une simple traduction, réalisée mécaniquement, mais comme un nouveau texte reflétant la conception du traducteur inspiré. Sa foi est le garant de la qualité et de l'exactitude de la traduction. Deux autres commentaires sur la traduction sont pris en compte : Corpus Hermeticum XVI et la Lettre du Pseudo-Aristée sur la Septante. L'examen de ces textes conduit à la conclusion que les traducteurs anciencs de textes religieux se sont efforcés de montrer à un public nouveau parlant une autre langue la vision de la vérité telle qu'ils la perçoivent dans le texte original. Cette manière de concevoir la traduction sera suivie par les traducteurs latins qui adoptent, comme Jérôme, le principe de littéralité pour la traduction de la Bible, car, dans l'Écriture Sainte, meme l'ordre des mots est mystère, comme le dit le Père. Une comparaison avec la théorie et la pratique moderne de la traduction de textes sacrés peut aussi etre instructive pour le traducteur d'aujourd'hui. Elle devrait l'inciter à etre attentif à la probabilité de changer le sens de l'original qu'il traduit.
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/content/journals/10.1075/babel.44.2.05roc
1998-01-01
2019-12-07
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