1887
Volume 5, Issue 1
  • ISSN 1598-7647
  • E-ISSN: 2451-909X
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Abstract

En 1847, le capitaine Frederick Marryat (1780-1848) a publié son roman The Children of the New Forest. Ce roman commence ainsi : « The circumstances which I am about to relate to my juvenile readers took place in the year 1647 ». En fait, l’ouvrage de Marryat visait un public précis : les jeunes adultes, les grands enfants. Le livre a été traduit en espagnol par Elena Castro Oury en 2001 sous le titre Los chicos del New Forest. Les aventures séduisantes d’un groupe d’orphelins abandonnés, qui sont obligés de se cacher pour sauver leur vie et de survivre par leurs propres moyens pendant les dangereuses années de la Révolution anglaise et du Commonwealth des Têtes rondes (ou Puritains), ont toujours été très populaires.La littérature pour enfants est l’un des champs de bataille les plus emblématiques de l’étique et de la valeur sociale de l’éthique dans l’éducation des jeunes. Ce type de littérature est souvent mis à contribution pour transmettre les valeurs morales adéquates aux enfants d’une société particulière. La méthode de la « purification », consistant, selon Gotë Klingberg, à rendre les originaux et les traductions aptes aux lecteurs immatures, a toujours eu bonne presse chez les parents, les professeurs et les censeurs politiques.Il arrive, en effet, que l’ouvrage de Marryat n’est pas un produit littéraire innocent. Tout lecteur adulte contemporain qui déciderait de s’y plonger, même sans en faire une analyse détaillée, serait probablement très surpris par l’énorme différence entre les valeurs éthiques du XIXe siècle et celles du XXe siècle, notamment quant aux notions de « bien » et de « mal » qu’il convient de véhiculer aux garçons et aux filles. L’ouvrage met l’accent sur une conception militaire et aristocrate de la vie. La violence n’est pas condamnée. Les filles font nettement l’objet de discrimination. La religion est omniprésente. Les animaux sont traités avec cruauté. La chasse est une activité noble. Les enfants boivent de l’alcool et emploient toutes sortes d’armes. Le racisme contre les tziganes est effrayant. Et ainsi de suite.Cet ouvrage est-il encore adéquat pour les enfants d’aujourd’hui? Devrait-on purifier le texte avant? Les adaptateurs et les traducteurs, doivent-ils le rendre « politiquement correct »? Doit-il être restreint aux adultes dans ces temps modernes? Qu’est-ce qu’a fait Elena Castro Oury, la traductrice espagnole? Voici les questions qui sont au coeur de cet article.
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2007-01-01
2019-09-16
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