1887
Volume 12, Issue 1-2
  • ISSN 0302-5160
  • E-ISSN: 1569-9781
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Abstract

SUMMARYThis article tries to show how different philosophical parties in France refute and/or partly accept and use 18th-century theories of language, according to their respective attitudes to ethical and political problems connected with the making of the bourgeois regime from 1800 to 1848. Louis-Gabriel-Ambroise de Bonald, Joseph de Maistre, Félicité Robert Lamennais reject the 'materialism' and 'atheism' of those whom they consider Locke's disciples (in particular Condillac and the Idéologues) and develop a philosophy of language corresponding to their own design of a restoration of moral values and social hierarchies of the ancien régime. Victor Cousin and Jean-Philibert Damiron try to reconcile opposite standpoints and to reduce them to an intermediate and 'generally moderate' position. The theory of language they develop is part of a philosophy of eclecticism which meets the needs of French middle classes before and after the revolution of July 1830. This same philosophy supports Pierre-Simon Ballanche's essay on social institutions (1818), which makes linguistic philosophy subservient to a project of bourgeois hegemony, and Ernest Renan's essay on the origin of language (1848), where French spiritualisme and German philology confirm each other.RÉSUMÉLa manière dont les différentes coteries philosophiques en France abordent l'héritage de la linguistique des Lumières, la manière dont elles se confrontent sur ce terrain, trahissent leurs attitudes respectives face aux problèmes moraux et politiques qui accompagnent la formation de l'Etat bourgeois entre 1800 et 1848. Les auteurs de ces débats sont, d'une part, les 'théistes' (Louis-Gabriel-Ambroise de Bonald, Joseph de Maistre, Félicité Robert Lamennais), qui réfutent le matérialisme des 'athées' (l'école de Locke': notamment Condillac et les Idéologues), et développent une théorie du langage conforme à leur propre projet de restauration des valeurs et des pouvoirs d'ancien régime; d'autre part, les médiateurs (Victor Cousin, Jean-Philibert Damiron), qui visent à réaliser en philosophie aussi bien qu'en politique un grand compromis éclectique conforme a la 'générale modération' souhaitée par la classe sociale qui sera la protagoniste de la Révolution de Juillet. Des produits de cette philosophie médiatrice en linguistique sont encore l'essai de Pierre-Simon Ballanche sur les institutions sociales (1818), où il développe une théorie de la Parole qui suppose la nécessité historique de l'hégémonie bourgeoise, et celui d'Ernest Renan sur l'origine du langage (1848), où le spiritualisme français et la philologie d'école allemande se confirment réciproquement.
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1985-01-01
2019-09-21
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