1887
Volume 15, Issue 1-2
  • ISSN 0302-5160
  • E-ISSN: 1569-9781
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Abstract

SUMMARYIn the last two decades of the 19th century the Dutch linguist Jan Marius Hoogvliet (1860-1924) developed an individual approach to non-historical linguistics, in which he sought to take expressly into account data from non-Indo- European languages. His linguistic views prompted him to attack the ideas of the proponents of the 'world language' Volapük, which was popular in the Netherlands in the 1880s. In 1903 his major work, Lingua, appeared. This book can aptly be characterized as a specimen of a universal grammar with psychological underpinnings; it was intended as a grammar for all languages in the world.Hoogvliet's main opponent, Jacobus van Ginneken (1877-1945) considered Lingua 'a good book', but he found various serious shortcomings in it. First, he thought the empirical bases too narrow; second, whereas Hoogvliet had based his thinking on rational psychology, van Ginneken preferred pathological psychology as put forward by Pierre Janet (1859-1947) in his L'automatisme psychologique (1889). Van Ginneken's Principes de linguistique psychologique (1907) can be regarded as an elaboration on his Lingua review from 1903. However, the works of Hoogvliet and van Ginneken do have several points in common: both start from the psyche of the speaking individual and both take into account data from non-Indo-European languages. The controversy that arose between them can be traced back to their different views of language. Hoogvliet considered an unconscious and invariable 'Normallogik' to be the kernel of language, whereas van Ginneken regarded feeling as the innermost essence of language.While van Ginneken still tried to incorporate the results of German historical comparative grammar into a grand, historically coloured synthesis, Hoogvliet's writings were characterized by very sharp anti-German tones. The universal, logical classification of the parts of speech expounded in Lingua must be regarded as a direct reaction to Hermann Paul's (1846-1921) Prinzipien der Sprachgeschichte (1880). Moreover, Hoogvliet defended the scientific character of a non-historical approach of language against Paul. With that he is the most remarkable Dutch synchronic linguist of the last quarter of the 19th century. Hoogvliet's theory, however, was highly idiosyncratic and many a reader was also repelled by his new and unconventional terminology. Only few linguists, among whom the Dutch structuralist Hendrik J. Pos (1898-1955), have studied Hoogvliet's views thoroughly later on.RÉSUMÉC'est pendant les deux dernières décennies du XIXème siècle que le linguiste néerlandais Jan Marius Hoogvliet (1860-1924) développa sa propre conception d'une linguistique non-historique, dans laquelle il accordait une place importante aux données de langues non-européennes. Ses idées linguistiques l'amenèrent à critiquer violemment les adeptes de la langue mondiale Volapük, populaire en Hollande à cette époque. En 1903 parut Lingua, son oeuvre principale. Ce livre est une sorte d'essai de grammaire générale qui se veut une grammaire de toutes les langues, accompagnée d'une introduction à la psychologie.Bien que Jacobus van Ginneken (1877-1945), le critique principal de Hoogvliet, fût d'avis que Lingua était une oeuvre de valeur, il y relevait aussi d'importantes lacunes. Premièrement, la base empirique était selon lui trop réduite et, deuxièmement, Hoogvliet avait tort de s'inspirer de la psychologie rationelle. Van Ginneken lui-même préférait la psychologie pathologique, telle que l'avait développée Pierre Janet (1859-1947) dans son livre L'automatisme psychologique (1889). On peut considérer les Principes de linguistique psychologique (1907) de van Ginneken comme une élaboration de son compte-rendu de Lingua, paru en 1903. La controverse entre ces deux linguistes prend son origine dans le fait que pour Hoogvliet l'essence du langage est ce qu'il appelait une 'logique normale', dont le locuteur serait inconscient et qui serait invariable dans le temps. Tandis que van Ginneken, quant à lui, considérait que le sentiment était l'essence même du langage.Si van Ginneken cherchait à incorporer les résultats de la linguistique allemande, une linguistique historique et comparative, pour en arriver à une synthèse grandiose, teintée d'historisme, les ouvrages de Hoogvliet se caractérisent plutôt par leur ton anti-allemand très prononcé. La classification 'logique' des parties du discours, telle qu'elle a été élaborée dans Lingua, peut être vue comme une réaction directe aux Prinzipien der Sprach-geschichte (1880) de Hermann Paul (1846-1921). De plus, face à Paul, Hoogvliet défendait le caractère scientifique d'une conception non-historique en linguistique. Ainsi, dans le dernier quart du XIXème siècle, est-il le linguiste néerlandais le plus remarquable à défendre le point de vue syn-chronique en linguistique. Cependant, la théorie de Hoogvliet était tres idiosyncrasique et sa terminologie nouvelle et hors du commun rébutait. Seuls quelques linguistes, dont le structuraliste néerlandais Hendrik J. Pos (1898-1955), ont examiné de près les idées de Hoogvliet.
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1988-01-01
2019-12-06
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