1887
Volume 6, Issue 2
  • ISSN 0302-5160
  • E-ISSN: 1569-9781
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Abstract

SUMMARYThe first Norwegian university was founded in 1811 ; in 1814 Norway became independent from Denmark. These two factors were decisive for the establishment of a linguistic milieu in Norway and for the development of linguistics in that country during the 19th century. Three scholars of very different backgrounds and interests dominated Norwegian linguistics in the first half of the 19th century: One, Christopher Holmboe (1796-1882) was a pupil of A.I. Silvestre de Sacy in Paris and from 1825 on Professor of Oriental Languages at the University of Oslo (Christiania). The main bulk of his linguistic production lay within comparative Indo-European philology, but in some minor works he also made interesting observations on various non-Indo-European languages and on topics within general linguistics. The second, Ludvig Caesar Martin Aubert (1807-87), became professor of Latin in 1840. Besides writing important works concerning Latin syntax and general syntactic theory, he introduced comparative Indo-European linguistics to Norway in a series of lectures from 1843 on. His sober and critical attitude concerning language study made him much more influential than Holmboe, whose somewhat oldfashioned preconceptions made him an outsider on the scientific (though not on the organizational) level of the discipline. The third figure was Ivar Aasen (1813-96), who never held a university position, but who as the founder of landsmal (nynorsk), the initiator of Norwegian dialectology, and the author of the first grammar of modern Norwegian had a tremendous impact both on Norvegian linguistics and on the socio-cultural development of Norway in the 19th and 20th century. The paper attempts to depict the intellectual background and the relations between these three men, their relationship to previous and contemporary European linguistics, to some basic trends of Norwegian society of their time as well as to the subsequent development of Norvegian linguistics.RÉSUMÉLe fait que la Norvège ait été unie au Danemark durant plus de quatre siècles a eu des conséquences importantes pour le dévélopement de la science linguistique dans ce pays. La plus évidente est négative: comme le norvégien a cessé d'exister comme langue écrite pendant l'Union, il n'y pas eu de tradition de linguistique descriptive comme cela a été le cas au Danemark. Les rares études linguistiques avant l'année 1800 étaient dans la majorité des glossaires de dialecte qui disséminaient parfois des observations sur quelques différences du danois. L'enseignement élémentaire de la grammaire était complètement basé sur le danois et son principe en partie philosophique, en partie dominé par le latin, n'encourageait pas à l'observation des particularités du norvégien.La première université en Norvège a été fondée en 1811 et au cours des années suivantes la formation de notre propre milieu d'académiciens a coincidé avec le puissant mouvement national romantique qui était en partie le résultat de l'indépendance en 1814. Jusqu'à la moitié du siècle la linguistique norvégienne a été dominé par trois personnalités qui différaient par leur milieu et leurs interêts. Un d'eux, Christopher Holmboe (1796-1882) était un élève de Silvestre de Sacy à Paris, et à partir de 1825 professeur des langues orientales à Oslo (Christiania). La plupart de ses travaux en linguistique a été consacré à la philologie indo-européenne comparative, mais dans ses ouvrages mineurs on trouve aussi des observations interessantes sur plusieurs langues non-indoeuropéennes et certains problèmes de linguistique générale. Néanmoins, sa manière superficielle d'utiliser les données linguistiques a été sévèrement critiquée par des savants norvégiens et étrangers également. C'est peut-être la raison pour laquelle les parties de ses écrits qui avaient plus de valeur ont aussi été négligés. La personnalité de Ludvig Caesar Martin Aubert (1807-87), devenu professeur de latin en 1840, était exactement l'opposé. A part le fait qu'il a écrit des ouvrages importants portant sur la syntaxe du latin et la théorie générale de syntaxe, il a introduit la linguistique indoeuropéenne comparative en Norvège dans une série de cours qui eurent lieu à partir de l'année 1843. Son attitude sobre et critique en ce qui concerne ce domaine de la linguistique lui a valu beaucoup plus d'influence que celle de Holmboe. Les ide'es de ce dernier, originales et en partie démode'es l'ont condamné à être un outsider sur le plan scientifique (mais pas comme organisateur). Le troisième personnage c'est Ivar Aasen (1813-1896), qui n'a jamais eu de poste universitaire, mais comme le fondateur de landsmâl (nynorsk), l'initiateur de la dialectologie norvégienne et l'auteur de la première grammaire du norvégien moderne, il a exercé une influence immense sur la linguistique norvégienne et le développement socio-culturel de ce pays au XIX et XX siècle.
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/content/journals/10.1075/hl.6.2.04her
1979-01-01
2019-10-21
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