1887
Volume 7, Issue 3
  • ISSN 0302-5160
  • E-ISSN: 1569-9781
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Abstract

SUMMARYIt has often been said that the invention of the alphabet marked the beginning of phonology, in a prescientific sense of the word of course. On the other hand, it has also been said (F. Balk-Smit Duyzentkunst 1978) that "the phoneme concept would never have been developed without the alphabetic script". Apart, however from this 'chicken-or-egg' problem the assumption of Mrs. Balk is in itself a sign that something has been changing in linguistics the last decade or two. Writing has come into the picture again. Linguistic structuralism was based exclusively on spoken language, but, thanks to the work of such scholars as H. J. Uldall, J. Vachek and W. Haas, the insight has grown that writing is worth studying also linguistically. If this is so, the following question arises: What remains of the above mentioned relation between phoneme and alphabet (or vice versa) if T.G.G. is right in saying that a phonological level corresponding to a psycholinguistic reality does not exist (Chomsky & Halle 1968)? Mrs. Balk has proved in her article that, in any case the notion 'phoneme' does exist and that certain specifications and elaborations of this concept contain alphabetic alements, though most orthographies are morphono-logical and not merely phonological. The history and science of writing (I J. Gelb's 'grammatology') also teach us that not only the alphabetic but also the syllabographic scripts were from the beginning already of a morphonological kind. Especially such grammatologists and semitists as Gelb and E. Reiner have drawn attention to the use of what they call 'morphographemics' (= morpho-phonemic spellings) in the ancient Akkadian writing system. And G.M. Schramm, J.C.L. Gibson, S. Morag and others did the same with regard to Classical Hebrew. So, perhaps, we are safe in concluding that there is some unconscious operation of a morphophoneme concept in the human mind.RÉSUMÉOn a souvent dit que l'invention de l'alphabet marqua le début de la phonologie, en un sens préscientifique évidemment. D'un autre côté, on a dit également (F. Balk-Smit Duyzenkunst, 1978) que "le concept de phonème ne se serait jamais développé sans l'écriture alphabétique". Indépendamment toutefois de ce problème "de la poule ou de l'oeuf', l'hypothèse de Mme Balk est en elle-même un signe que quelque chose a changé en linguistique au cours de la dernière ou des deux dernières décennies. L'écrit compte de nouveau. Le structuralisme linguistique se fondait exclusivement sur la langue parlée, mais grâce aux travaux de spécialistes tels que H. J. Uldall, J. Vachek et W. Haas, on perçoit maintenant de mieux en mieux que l'écrit mérite aussi une étude linguistique. S'il en est ainsi, il faut se poser la question suivante: que reste-t-il du rapport mentionné ci-dessus entre le phonème et l'alphabet (ou vice-versa) s'il faut donner raison à la grammaire transformationnelle, selon laquelle il n'existe pas de niveau phonologique correspondant à une réalité psychologique (Chomsky & Halle 1968)? Mme Balk démontre dans son article qu'en tout cas, la notion de phonème existe bien et que certaines précisions et certaines elaborations de ce concept contiennent des éléments alphabétiques, bien que la plupart des orthographes soient morphonologiques et non pas simplement phonologiques. L'histoire et l'étude scientifique de l'écrit (cf. la 'grammatalogie' de I. J. Gelb) nous enseigne également que non seulement les écritures alphabétiques mais aussi les écritures syllabographiques ont été dès le début de nature morpho-(pho)nologique. Des grammatalogistes et des sémitistes tels que Gelb et Reiner, en particulier, ont attiré l'attention sur l'utilisation de ce qu'ils appellent la "morphographématique" (= épellations morphophonématiques) dans l'ancien système décriture akkadien. Et G.M. Schramm, J.C.L. Gibson, S. Morag, entre autres, ont fait la même chose en ce qui concerne l'hébreu classique. Nous sommes donc peut-être fondés à conclure qu'il existe dans l'esprit humain une certaine élaboration inconsciente du concept de morphophonème.
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/content/journals/10.1075/hl.7.3.04hos
1980-01-01
2019-12-08
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