1887
Volume 8, Issue 2-3
  • ISSN 0302-5160
  • E-ISSN: 1569-9781
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Abstract

SUMMARYThe Risala of Yehuda Ibn Quraysh (10th century) has evoked many suggestions and presuppositions among modern scholars with regard to its place within the development of Hebrew linguistics. This paper does not deal extensively with the Risala on its own, but examines possible connections of the Risala with contemporary and later linguistic works. In the first place, an article of Allony (1970) is discussed, in which the author states that the second chapter of the Risala was influenced by a work of Sacadya Gaon, the Kitab al-sab-cin lafza al-mufrada. However, his arguments are not convincing, as already observed by Becker (1977) and Téné (1980). Ibn Quraysh was completely independent from the works of Sacadya Gaon and in fact stood outside the tradition in the study of the Hebrew language which Sacadya Gaon had established. Ibn Quraysh did not have a lasting influence on later grammarians because of his unusual linguistic approach. Direct influence is demonstrable in the Kitab Jamic al-'Alfaz of al-Fasi. In this connection the problem is discussed, whether Ibn Quraysh was a Qaraite, like al-Fasi, as some scholars have thought. Works of later grammarians like Ibn Tamim, Ibn Janah and Ibn Hayyuj are considered, but their alleged dependence upon the Risala is disproved. The most interesting connection lies between the Risala and the Kitab al-Muwazana by Ibn Barun. This book is clearly a comparative work like the Risala. Ibn Barun, too, is aware of the kinship of certain Semitic languages and he shares particular views of Ibn Quraysh regarding lexical explanations and Hebrew grammar. But it is remarkable that the works of Ibn Quraysh and Ibn Barun did not make an impact on the later development of Hebrew linguistics and did not succeed in focusing attention on the comparative aspect in the study of Hebrew and Arabic. Reasons for this are given by Téné (1980). It is clear that both the Risala and the Kitab al-Muwazana represent an episodic development within the history of Hebrew linguistics, which was not developed by later Hebrew linguists until modern scholars of comparative linguistics took it up again.RÉSUMÉLa Risala de Yehuda Ibn Quraysh (Xe siècle) a suscité bien des suggestions et hypothèses, parmi les spécialistes modernes, en ce qui concerne sa place dans l'évolution de la linguistique hébraique. Le présent article n'examine pas longuement la Risala pour elle-meme, mais essaie de discerner ses liens avec les ouvrages de linguistique contemporains ou postérieurs. Nous discutons en premier lieu un article d'Allony (1970), avançant que le second chapitre de la Risala fut influencé par un ouvrage de Sacadya Gaon, le Kitab al-sabcin lafza al-mufrada. Ses arguments ne sont toutefois pas convaincants, comme l'ont déjà fait observer Becker (1977) et Téné (1980). Totalement indépendant de l'oeuvre de Sacadya Gaon, Ibn Quraysh se situait en fait en dehors de la tradition établie par Sacadya Gaopn pour l'étude de la langue hébraique. C'est cette approche linguistique inhabituelle qui empêcha Ibn Quraysh d'avoir une influence durable sur les grammairiens postérieurs; on peut toutefois mettre en évidence une influence directe sur le Kitab Jamic al-'Alfaz de al-Fàsi. Nous examinons, à ce propos, la question de savoir si Ibn Quraysh était qaraite comme al-Fàsi, ainsi que l'ont pensé certains spécialistes. Nous tenons compte également d'ouvrages de grammairiens postérieurs tels que Ibn Tamim, Ibn Janàh et Ibn Hayyuj, mais c'est pour réfuter leur prétendue dépendance par rapport à la Risala. Le lien le plus intéressant, c'est celui qui existe entre la Risala et le Kitab al-Muwazana de Ibn Barun. Ce dernier livre est clairement un ouvrage comparatiste comme la Risala. Ibn Barun, lui aussi, a conscience de la parenté de certaines langues sémitiques et il partage certaines idées de Ibn Quraysh en ce qui concerne les explications lexicales et la grammaire hébraique. Mais il faut noter que les ouvrages de Ibn Quraysh et Ibn Barun ne marquèrent pas l'évolution postérieure de la linguistique hébraique et ne réussirent pas à faire centrer l'attention sur l'aspect comparatiste dans l'etude de l'hébreu et de l'arabe; Téné (1980) a expliqué pourquoi. Il est clair que la Risala comme le Kitab al-Muwazana représentent un essai épisodique dans l'histoire de la linguistique hébraique, qui ne fut pas développé par les linguistes postérieurs du domaine hébraique, jusqu'à ce qu'il soit repris par les spécialistes modernes de la linguistique comparatiste.
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/content/journals/10.1075/hl.8.2-3.06bek
1981-01-01
2019-09-20
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