1887
Volume 9, Issue 3
  • ISSN 0302-5160
  • E-ISSN: 1569-9781
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Abstract

SUMMARYThe article assumes that each and every dictionary considers language not only as a list of (written) words, which are indexed according to specific rules, but also that it reveals a definite conception of language. It further considers the hitherto poorly examined first 25 years of mono-lingual Italian lexicography which has found its way into print. Only a few aspects of this work are discussed here, though each of them thoroughly.On the basis of explicit statements made by 16th-century lexicographers and of the manner in which their dictionaries were actually compiled, an attempt is made to indicate what sort of relationship may occur between the discordant sound of an expression which aims to pass itself for Italian, and the form that is eventually adopted as representing the (literary) code. It appears that the main tendency in Italian lexicography was that of taking over, regularly and almost exclusively, usages from literary figures of the past, particularly from Dante, Petrarch, and Boccaccio. A few pages in a lexicon compiled in 1532 by the Florentine Giovambattista Verini appear to be the only exception; they belong to an unassuming spelling-book with no other expressed goal than that of teaching the public how to read and write. These few pages also record the lexical usage current in Tuscany as well as a few words borrowed from the northern regions of Italy. The other dictionaries examined in the present paper (none of which having been compiled by a Tuscan lexicographer) express quite a different aim, namely, to teach their reading public to write well by following general principles based on the imitation of literary texts. (Only in few cases does the lexicographer recommend the use of 'good speech' under particular circumstances.)The entry word of a dictionary may be the result of an individual decision taken by the lexicographer, and based on the limited corpus of the lexicon by a single, preferred author. These indexed words may also have been based on the entire lexicon of this 'exemplary' author, but also on a more composite langue arrived at by the use of several texts belonging to different historical periods and perhaps even through the use of the lexicographer's own knowledge of the language. The present article deals with dictionaries and with the linguistic views of the authors as explicitly stated in their works. (Some of these statements pertaining to the use of Italian as a regional composite and to Latin as a model are particularly interesting.) It also takes into consideration the main features of these indexes, keeping in mind the linguistic sources from which they were derived, certain aspects of the language employed for definitions, and the function of quotations drawn from (usually) literary texts. (A few minor observations regarding contemporary rhyming dictionaries as well as references to comments on literary texts are also made.)Among the many books reviewed in the present paper, particular attention is paid to Le tre fontane (1526) by Niccolò Liburnio which contains separate lexical lists derived from Dante, Petrarch, and Boccaccio. This book may be called 'palindromic' because its headwords offer a norm which has a triple as well as a single application: on the one hand, it sets apart the writer's parole, objectifying it, and, on the other, it presents a mixture of styles to be taken as the langue of the literary subcode. Le ricchezze (1543) by Francesco Alunno is, among the dictionaries compiled on the basis of the lexicon of a single author, the one that best sheds light on the linguistic ideas of its author.The Vocabulario (1536) by Fabricio Luna is a book which, notwithstanding its poor quality, is of particular value even today since it introduced a number of changes into lexicographic practice.This includes the picking out of words for its entries from a variety of texts which cover several regions of Italy and different historical periods; beginning with written Italian used in the 14th century, which was by then regarded as 'classical', Luna's book works its way down to the modern period. In this process, the lexicographer apparently was involving himself; one encounters, in its headwords, and for the first time in the history of Italian lexicography, a so-called 'Tuscan' language, obviously labelled not according to its geographic distribution but based on stylistic characteristics, with no concrete links to time and place. Moreover, the belief or, rather, the misunderstanding that a linguistic texture never changes throughout the ages (a principle on which all historical dictionaries are based) stems from the juxtaposition of quotations that were in fact derived from different kinds of parole.La fabrica del mondo (1548), the last book of lexicography compiled by Alunno, presumes to cater for the general demand for written language by offering a new turn with regard to the listing of entry words: they are now given in accordance with an encyclopedic approach, where words are grouped according to subjects; the headwords, in addition to being drawn from these three acknowledged masters of the 14th century (who are obsequiously brought to the fore), are now taken from contemporary sources and quite intentionally selected by the lexicographer himself.RÉSUMÉTout dictionnaire considère la langue comme une liste de mots (écrits), répertoriés d'après des règles définies, mais il révèle en même temps une conception déterminée de la langue, telle est la présupposition de notre arti-cle. Celui-ci examine les vingt-cinq premières années, peu étudiées jusqu'ici, de la lexicographie italienne unilingue qui fit l'objet d'une impression. De ces travaux, nous ne discutons ici que quelques aspects, mais d'une manière exhaustive.En nous fondant sur les déclarations explicites des lexicographes du XVIe siècle et sur la manière dont ils compilèrent effectivement leurs dictionnaires, nous essayons d'indiquer quel type de relation peut naître entre les sons discordants d'une expression qui veut se faire passer pour de l'italien et les formes finalement adoptées comme représentant le code (littéraire). Il apparaît que la tendance principale de la lexicographie italienne consista à reprendre, régulièrement et presque exclusivement, les usages des grandes figures littéraires du passé, en particulier de Dante, Pétrarque et Boccace. La seule exception est constituée apparemment par quelques pages d'un lexique compilé par le Florentin Giovambattista Verini: elles font partie d'un manuel d'orthographe sans prétention, qui a pour seul but avoué d'enseigner au public comment lire et écrire. Ces quelques pages témoignent aussi de l'usage lexical existant en Toscane, ainsi que de quelques mots empruntés aux régions septentrionales de l'Italie. Les autres dictionnaires examinés ici (et dont aucun ne fut compilé par un lexicographe toscan) se proposent expressément un but tout à fait différent: enseigner à leurs lecteurs à bien écrire en se fondant sur l'imitation de textes littéraires (rares sont les cas où le lexicographe recommande l'emploi du "bien parler" dans certaines circonstances).Les 'entrées' d'un dictionnaire peuvent résulter d'une décision personnelle du lexicographe et se fonder sur le corpus limité fourni par tel auteur préféré. Les mots répertoriés peuvent aussi se fonder sur tout le lexique de cet auteur 'exemplaire', ou encore sur une langue plus composite obtenue à partir de plusieurs textes appartenant à différentes périodes, et peut-être même par l'intermédiaire de la connaissance qu'a le lexicographe lui-même de la langue. Nous nous occupons ici des dictionnaires et des conceptions linguistiques révélées par les déclarations explicites des auteurs dans leurs ouvrages (certaines de ces déclarations relatives à l'utilisation de l'italien en tant que 'composite' régional et à la référence au latin en tant que modèle présentent un intérêt particulier). Nous prenons également en considération les traits principaux de ces répertoires — en gardant présentes à l'esprit les sources linguistiques dont ils dérivaient —, certains aspects de la langue des définitions et la fonction des citations tirées de textes (en général) littéraires (nous y ajouterons quelques observations de moindre importance sur les dictionnaires de rimes de l'époque, ainsi que des renvois à des commentaires des textes littéraires.Parmi les nombreux ouvrages examinés ici, nous accordons une attention particulière à Le trefontane (1526) de Niccolô Liburnio, qui contient les listes lexicales séparées de Dante, Boccace et Pétrarque. On peut qualifier cet ouvrage de 'palindromique', étant donné qu'il propose une norme dont l'application est triple et unique à la fois: d'un côté, il met à part la parole de l'écrivain, en l'objectivant, et de l'autre, il présente un mélange de styles comme étant la langue du sous-code littéraire. Parmi les dictionnaires compilés d'après le vocabulaire d'un seul auteur, ce sont Le ricchezze (1543) de Francesco Alunno qui nous fournissent le plus de lumières sur les idées linguistiques de l'auteur.En dépit de sa médiocrité, le Vocabulario (1536) de Fabricio Luna garde un intérêt particulier, même aujourd'hui, parce qu'il introduit un bon nombre de changements dans la pratique lexicographique. Ainsi, pour ses entrées, ilrelève des mots provenant de divers textes qui recouvrent plusieurs régions et périodes; partant de l'italien écrit en usage au XIVe siècle, considéré alors comme 'classique', l'ouvrage de Luna se fraie son chemin jusqu'à la période moderne. L'auteur intervient apparemment lui-même dans ce processus; on trouve, dans ses entrées et pour la première fois dans l'histoire de la lexicographie italienne, ce qu'il appelle langue 'toscane', manifestement étiquetée ainsi non pas d'après sa distribution géographique, mais d'après des caractéristiques stylistiques, sans liens concrets avec le temps et l'espace. Par ailleurs, de la juxtaposition de citations provenant en fait de types de parole différents naît la croyance ou plutôt la méprise selon laquelle (c'est le principe même qui fonde tous les dictionnaires historiques) un tissu linguistique ne change jamais au cours des temps.La fabrica del mondo (1548), dernier ouvrage lexicographique compilé par Alunno, prétend satisfaire à la demande générale en expression écrite en proposant un nouveau procédé pour le classement des entrées: celles-ci sont maintenant présentées selon une approche encyclopédique, qui regroupe les mots d'après les thèmes; les entrées, en sus de cettes tirées des trois maîtres reconnus au XIVe siècle (mis en vedette avec obséquiesité), proviennent maintenant de sources contemporaines et font l'objet d'un choix tout à fait intentionnel du lexicographe lui-même.
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1982-01-01
2019-09-20
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