1887
Volume 31, Issue 1
  • ISSN 0925-4757
  • E-ISSN: 1569-9951
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Abstract

Résumé

Dans son , composé entre 1219 et 1223, le moine cistercien Césaire de Heisterbach propose deux récits présentés comme des ‘miracles’: les pigeons auxquels un chevalier donna la permission de s’envoler; les cigognes auxquelles le prieur de Cîteaux donna la bénédiction. Ces deux (le second est ici plus particulièrement analysé) offrent des détails très réalistes qui, semblant issus de l’observation ou provenant de sources savantes, participent à l’authenticité des ‘miracles’, qui possèdent une évidente portée morale. Le récit du départ des cigognes est mis au service tant du respect de la discipline monastique que de la lutte contre l’ingratitude face aux bénéfices dus à Dieu. À l’argument (des oiseaux pourtant privés de raison font leçon aux hommes) s’ajoute celui d’une fusion ontologique entre l’homme et l’oiseau: la cigogne, tolérée dans les abbayes cisterciennes pour son utilité (elle chasse les animaux nuisibles) est au Moyen Âge plus qu’un oiseau. Des croyances de métamorphose bien attestées en Occident en font un homme une fois qu’elle est parvenue, au terme de sa migration, en Orient. De plus, la cigogne a quasiment taille humaine. Sa couleur dominante, le blanc, renvoie à l’habit des Cisterciens. Le moine peut se projeter, voire s’assimiler à la cigogne. La force du récit exemplaire s’en voit ainsi affermie.

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2020-04-17
2020-09-19
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  • Article Type: Research Article
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